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Animer sans conseiller : la posture du tiers

Pourquoi l’animation d’une séance d’analyse des pratiques ne peut pas revenir au responsable hiérarchique.

Avatar de Monique Kizika

Publié le

Une soignante en tenue de soin, penchée vers une résidente âgée assise dans un fauteuil, toutes deux souriantes.

L’animateur d’une séance d’analyse des pratiques ne conseille pas. Il ne tranche pas, ne conclut pas, ne synthétise même pas. Cette abstention est tout son travail, et elle est plus difficile qu’elle n’en a l’air.

Ce qu’il fait

  • Il rappelle le cadre au début de chaque séance, sans exception, même à la sixième.
  • Il garde le temps de parole équitable.
  • Il pose des questions qui ouvrent, jamais des questions qui orientent.
  • Il laisse les silences durer.

Pourquoi ce ne peut pas être le cadre

Parce que la parole ne se libère pas devant celui qui évalue. Ce n’est pas une question de confiance personnelle : même apprécié, un responsable hiérarchique reste celui qui rédige l’évaluation annuelle, et cela suffit à filtrer ce qui se dit.

Un tiers extérieur, formé à la conduite de groupe, n’a rien à gagner ni à perdre à ce qui se raconte. C’est cette neutralité structurelle, et non ses qualités humaines, qui rend la parole possible.

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