La tentation, quand un programme d’éducation thérapeutique démarre, est de tout mesurer. Au bout de six mois plus personne ne remplit les grilles, et l’évaluation s’arrête faute d’avoir été tenable.
Trois mesures
La participation. Combien de patients commencent, combien terminent. C’est la mesure la moins flatteuse et la plus informative : un abandon massif entre la deuxième et la troisième séance dit quelque chose du programme, pas des patients.
Une compétence par patient. Pas dix. Celle que le diagnostic éducatif a identifiée comme prioritaire, évaluée au début et à la fin.
Ce que l’équipe en dit. Une question ouverte, en réunion, tous les trimestres. Elle ne se compte pas et elle est celle qui fait bouger le programme.
Ce qu’on ne mesure pas
La satisfaction en fin de séance. Elle est toujours bonne, elle ne discrimine rien, et elle occupe la place d’une question utile.
