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Faire dire plutôt que dire : l’entretien motivationnel en pratique

Quatre questions qui changent la consultation, et ce qu’elles demandent au soignant.

Avatar de Monique Kizika

Publié le

Une soignante en tenue de soin, penchée vers une résidente âgée assise dans un fauteuil, toutes deux souriantes.

L’entretien motivationnel n’est pas une technique de persuasion. C’est l’inverse : une manière de faire formuler au patient ce qu’il a déjà, quelque part, décidé.

Quatre questions

  1. Qu’est-ce qui vous ferait dire que ça va mieux ?
  2. Qu’avez-vous déjà essayé ?
  3. Qu’est-ce qui rendrait la prochaine semaine plus facile ?
  4. Sur dix, à combien vous sentez-vous prêt ? Et pourquoi pas un de moins ?

La quatrième est la plus contre-intuitive. Demander pourquoi le chiffre n’est pas plus bas oblige le patient à énoncer ses propres raisons d’avancer. Demander pourquoi il n’est pas plus haut produit l’effet inverse.

Ce que ça demande au soignant

De se taire. C’est la difficulté réelle, et aucune formation ne la règle en une journée : le réflexe de compléter la phrase du patient est ancré par des années de consultation minutée.

Le gain se mesure vite. Un patient qui a formulé lui-même son plan repart avec quelque chose qu’il peut redire à sa famille — et qu’il n’oublie pas dans le couloir.

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